La fin des mythes sur la masturbation

En mai, mois de la masturbation, nous avons appris quelques faits intéressants comme le fait que 63 % de la population se masturbe fréquemment, selon l’enquête sur la satisfaction sexuelle menée par LELO, la célèbre marque de jouets érotiques de luxe. Cependant, de nombreuses fausses croyances entourent encore l’autostimulation sexuelle.

Ces idées fausses, bien que dépourvues de fondement scientifique, génèrent encore de la culpabilité, du dégoût ou des peurs, voire une répression de notre désir sexuel.

Origines

L’onanisme désigne les pratiques d’autosatisfaction. Il est généralement génital, mais peut également être obtenu par la stimulation érotique et sexuelle de l’ensemble du corps et même du cerveau, par le biais d’objets comme un masturbateur homme, ou de fantasmes, bien que dans ce cas il serait plus approprié de parler d’autoérotisme. Le terme tire son nom d’Onan, fils de Juda, dont l’histoire est racontée dans la Bible. Onan, plutôt que de remplir son devoir de procréation, laissa sa semence se répandre sur le sol, ce qui a conduit à associer son nom à l’acte de masturbation. Cette pratique est souvent entourée de tabous et de malentendus, mais elle constitue une partie normale et saine de la sexualité humaine.

Au-delà de ces considérations, il est curieux de constater qu’il s’agit d’une pratique souhaitée et accessible, pour laquelle le consentement ne doit être donné que par une seule personne (celle qui la pratique), mais qui est associée à tant de mythes et de croyances pour éviter qu’elle ne soit pratiquée. L’idée du péché dans le plaisir et d’autres aspects religieux et culturels ont recouvert la masturbation d’un halo de honte, de saleté et de peurs, tant physiques et psychologiques que sexuelles.

Elle a même été associée à des croyances telles que « seules les personnes très nécessiteuses le font, parce qu’elles n’ont pas de partenaire » ou qu’elle est considérée comme un acte pervers ou lié à des comportements addictifs. En réalité, même d’un point de vue scientifique, il n’est bénéfique que s’il est pratiqué de manière saine, sans pression ni stress, sans obsession ni compulsion.

Voici les mythes les plus répandus sur la masturbation :

Mythe 1 : vous devenez aveugle

C’est l’un des mythes les plus répandus. Il a commencé, il y a de nombreuses années, comme un moyen d’empêcher les jeunes des séminaires de se masturber, en leur faisant croire qu’il s’agissait d’une activité pécheresse susceptible de rendre aveugle. Cette croyance a été largement diffusée et adoptée, provoquant une stigmatisation autour de la masturbation. Loin de là, les études montrent que la masturbation est en réalité une pratique saine et populaire, pratiquée par des millions de personnes. Donc, si ce mythe était vrai, une grande partie de la population serait effectivement aveugle, ce qui est manifestement absurde.

Mythe 2 : vous perdez en sensibilité

Peut-être moins connu, ce mythe affirme que l’autosatisfaction entraîne une perte de sensibilité due à l’accoutumance. Non seulement ce n’est pas vrai, mais l’autostimulation et la connaissance de soi et de son propre plaisir est l’une des méthodes les plus utilisées par les professionnels de la sexologie pour lutter contre les difficultés sexuelles, telles que l’anorgasmie ou l’éjaculation précoce. En cultivant une meilleure compréhension de notre corps, cette pratique favorise l’épanouissement personnel et l’amélioration des relations intimes.

Elle peut être utilisée, comme toute autre pratique liée à l’obtention du plaisir, pour découvrir et profiter d’une sexualité épanouie et enrichissante, ouvrant ainsi la voie à une meilleure communication entre les partenaires et une satisfaction accrue de leurs besoins respectifs.

Mythe 3 : vous perdrez vos cheveux

L’alopécie a été associée à la pratique excessive de l’onanisme, sans qu’aucune base empirique ne vienne l’étayer. La chute des cheveux est causée par d’innombrables facteurs tels que le stress, les facteurs hormonaux, les carences nutritionnelles ou des causes génétiques, mais jamais par la masturbation. De nombreuses études scientifiques ont montré qu’il n’y a aucun lien direct entre l’autosatisfaction et la perte de cheveux. Les hommes et les femmes peuvent donc continuer à jouir seuls de leur plaisir sans craindre d’impacts négatifs sur leur chevelure. Comprendre les véritables causes de l’alopécie est essentiel pour éviter les idées reçues et adopter les bonnes pratiques pour la santé capillaire.

Mythe 4 : vous aurez des mains poilues

Cette autre fausse croyance nous invite à craindre que les poils poussent dans des zones inattendues, comme la paume des mains. En fait, il s’agit d’un endroit où il est impossible de faire pousser des poils car il n’y a pas de follicules pileux, qui sont nécessaires à la croissance des poils. Les follicules pileux sont des structures situées sous la peau qui permettent la production et la croissance des poils. Leur absence sur la paume des mains et la plante des pieds rend donc impossible la présence de poils à ces endroits.

Donc, si vous aimez cela et que vous en avez envie, n’ayez pas peur et profitez de votre intimité, seule ou en compagnie. La masturbation doit être vécue naturellement, sans honte ni culpabilité. Elle fait partie intégrante de la santé sexuelle et du bien-être personnel. Et si vous avez des doutes, allez voir un éducateur sexuel, il répondra à toutes vos questions en toute confidentialité et sans jugement.

Sandra, avec son flair pour la diététique et son amour des recettes savoureuses, enrichit UPNS de son expertise en nutrition. Également adepte de yoga et de méditation, elle apporte une touche de sérénité à notre communauté de bien-être.

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